Míkis Theodorákis

Míkis Theodorákis (en grec : Μίκης Θεοδωράκης), né le 29 juillet 1925 sur l’île deChios en Grèce, est un compositeurpenseur et homme politique grec. Son père était originaire de Galatas (en) (Crète) et sa mère de Çeşme en Asie Mineure. Il est particulièrement bien connu pour ses chansons (Sto PerigialiKaïmosUne hirondelle…) et ses musiques de film (ElectreZorba le GrecZSerpico).

 

 

220px-Mikis2004Sur le plan politique, il a été identifié avec la gauche jusqu'à la fin des années 1980, en tant que militant et combattant du Parti communiste de Grèce, le KKE, mais en 1989, il s'est présenté comme candidat indépendant avec le parti de centre-droit Nea Dimokratia(Nouvelle Démocratie), afin d'aider la Grèce à sortir de la grave crise politique dans laquelle l'avaient plongée les nombreux scandales du gouvernement d'Andréas Papandréou et a aidé à établir une large coalition entre les conservateurs, le PASOK et la gauche. Pour la première fois depuis la guerre civile (1946-1949), le Parti communiste extérieur (KKE) a ainsi de nouveau participé à la gestion de l'État. En 1990, Theodorakis a été élu au Parlement hellénique - tout comme en 1964 et 1981 -, il est devenu « ministre sans portefeuille auprès du Premier ministre » du gouvernement de Constantin Mitsotakis. Pendant la courte période où il était au gouvernement, Theodorakis s'est battu contre la drogue et le terrorisme, ainsi que pour la culture et de meilleures relations entre la Grèce et la Turquie. Après avoir été ensuite pendant deux ans (1993-1995) directeur des orchestres et des chœurs de la Radio Grecque ERT, il s'est retiré de la vie publique, mais il continue à faire des déclarations souvent fracassantes, surtout lorsque la paix est en dangerN 1. Il s'est toujours opposé à tout régime dictatorial et oppressif et a été le porte-parole mondialement reconnu contre la Dictature des colonels.

Enfance et jeunesse mouvementées 

Biographie

Né en face de la Turquie d'une mère issue de Chesmé (Cesmé / Tschesmé) (Asie Mineure) et d'un père né à Galata, près de Chania(La Canée) en Crète, Mikis Theodorakis a connu une enfance protégée dans une famille aisée, mais beaucoup de pérégrinations dans toute la Grèce — MytilèneCéphalonieAthènesPatrasPyrgos et Tripoli —, son père en tant que fonctionnaire d'État étant muté à chaque changement de gouvernement. Très tôt, Mikis se passionne pour la musique et écrit ses premières compositions à douze ans. À Patras et Pyrgos, il a ses premières leçons de musique, et à Tripoli, il compose son « Cassiani » et donne son premier concert à l'âge de dix-sept. Avec l'occupation de la Grèce en 1941 par les troupes allemandes, italiennes et bulgares, Theodorakis entre dans la résistance et est arrêté une première fois à Tripoli en 1942 par l'occupant italien.

L'année suivante, il est de nouveau arrêté et torturé, mais il fait également connaissance avec le marxisme qui allait grandement déterminer sa voie. Relâché, il entre dans la clandestinité à Athènes et devient membre de l'Organisation du Front National de Libération ELAS. Il milite dans la Résistance et suit parallèlement, en cachette, des cours au Conservatoire d'Athènes auprès de Philoktitis Economidis9.

Après la Libération, Theodorakis entre dans la lutte contre la prise de pouvoir par les forces contre-révolutionnaires qui engendre laguerre civile en Grèce de 1945 à 1949. Le 26 mars 1946, Theodorakis est si violemment battu par la police lors d'une manifestation, qu'il est considéré comme mort et transporté à la morgue. Déporté une première fois en 1947 à l'île d'Ikaria, il doit y retourner en juin1948, sous un régime beaucoup plus sévère et brutal, puis est transféré en décembre 1948 à l'île de Makronissos, où un « centre de rééducation » est installé. Affreusement torturé et deux fois enterré vivant, Theodorakis est un des rares à sortir de cet enfer, grâce à l'aide de son père et au soutien de camarades d'infortune, mais pendant dix ans il continue à souffrir de la « fièvre de Makronissos ».

En 1950, il passe malgré tous les mauvais traitements subis, ses examens au Conservatoire et obtient son diplôme en harmonie, contrepoint et fugue, et le 5 mai, son œuvre Assi Gonia y est créée. Il va en Crète, où il devient directeur de l'École de musique de Chania et fonde son premier orchestre.

En 1953, Mikis Theodorakis épouse Myrto Altinoglou. L'année suivante, son ballet Carnaval grec est créé à Rome. Avec lui, il achève, selon ses propres dires, la « première période de son écriture musicale ».

En novembre 1954, les jeunes mariés peuvent aller à Paris avec des bourses qu'ils ont obtenues tous les deux. Mikis s'inscrit auConservatoire de Paris dans les cours d'Eugène Bigot (pour la direction d'orchestre) et d'Olivier Messiaen (pour l'analyse musicale). SaSuite no 1 pour piano et orchestre obtient en 1957 la médaille d'or au Festival de Moscou, le président du jury était Dmitri Chostakovitch ; ses trois musiques de ballet : Les amants de Téruel ; Le feu aux poudres (ballets de Ludmila Tcherina) et Antigone(chorégraphie de John Cranko), remportent un grand succès à Paris et à Londres. À la suite de ce succès, Darius Milhaud propose Theodorakis pour le « American Copley Music Prize » comme « Meilleur Compositeur européen de l'année » : une distinction créée par la William and Nomma Copley Foundation qui change plus tard de nom pour devenir la Cassandra Foundation.

À ces honneurs s'ajoutent ses premiers succès internationaux de musiques de film pour Ill met by Moonlight et Honeymoon, réalisés par Michael Powell et Emeric Pressburger. La chanson-titre de Honeymoon entre même dans le répertoire de The Beatles. Ces musiques, ainsi que des œuvres de musique de chambre clôturent la « deuxième période de son écriture musicale ».

Principales œuvres jusqu'en 1960 :

  1. Musique de chambre : Quatre Quatuors à cordes ; Trio pour piano, violon, violoncelle ; Onze Préludes pour piano ; Syrtos Chaniotikos pour pianos et percussions ; Petite Suite pour piano ; Sonatine pour piano ; Sonatines no 1 et 2 pour violon et piano ;
  2. Musique symphonique : La fête d'Assi-Gonia (mouvement symphonique) ; Symphonie no 1 (Proti Simfonia) ; Concerto pour piano Hélicon ; Suites no 1, 2 et 3 pour orchestre ; La Vie et la Mort (pour voix et cordes) ; Œdipus Tyrannos (pour cordes, plus tard pour Quatuor à cordes et aussi pour Orchestre symphonique) ; Concerto pour piano ;
  3. Musique de ballet : Carnaval grec ; Le Feu aux Poudres ; Les amants de TéruelAntigone.

Retour aux racines grecques

Theodorakis, au moment où il réussit à entrer dans le cercle des jeunes compositeurs internationalement reconnus, découvre la musique populaire grecque. Sur les paroles de son frère Yannis, il compose un premier cycle de quatre chansons : Lipotaktes (« Le déserteur ») et écrira Epitaphios sur le cycle de poèmes de Yánnis Rítsos.

Avec cette œuvre, il entame la renaissance de la musique grecque et suscite une révolution culturelle dans sa patrie dont les conséquences persistent toujours.

La droite en Grèce considère à partir de là Theodorakis comme une des plus grandes menaces pour elle, surtout que celui-ci ne manque jamais de viser juste dans ses critiques. Quand en mai 1963, elle assassine le docteur Grigoris Lambrakis, Theodorakis fonde laJeunesse Démocratique Lambrakis (Lambrakidès) et en prend la tête. Sous sa direction, elle devient avec 50 000 adhérents la plus forte organisation politique en Grèce. En 1964, Theodorakis est élu au parlement et, avec les Lambrakidès, il fonde plus de deux cents centres culturels dans le pays. Il compose œuvre sur œuvre, en utilisant les plus beaux textes de la littérature grecque des xixe et xxe siècles.

Principales œuvres de cette période :

  1. Cycles de chansons : Archipelagos (chansons des îles), Politia A & B (chansons des villes), Epiphania (Yorgos Seferis, Prix Nobel en 1963) ; Mauthausen (Yakovos Kabanellis) ; Romiossini (Yánnis Rítsos) ;
  2. Musique pour la scène : The Hostage (Brendan Behan) ; Ballade du frère mort (Theodorakis) ; Omorphi Poli (Belle Cité) ;Maghiki Poli (Cité magique) ; I Gitonia ton Angelon (Le Quartier des Anges (Iakovos Kambanellis) ;
  3. Musique de film : Phaedra (Jules Dassin), Les amants de Téruel (Raymond Rouleau), Le Couteau dans la plaie (Five Miles to Midnight, Anatole Litvak), Electra et Zorba le Grec (Michael Cacoyannis) ;
  4. Oratorio : Axion Esti (Odysséas ElýtisPrix Nobel de littérature en 1979).

La dictature des colonels

Le coup d'État du 21 avril 1967 des colonels (dont Geórgios Papadópoulos fait partie), oblige Theodorakis à entrer à nouveau en clandestinité d'où il publie deux jours après le putsch, le premier appel à la résistance. Arrêté le 21 août 1967, il est emprisonné dans les locaux de la Sûreté, rue Bouboulinas, - et le cycle de poèmes Le Soleil et le temps devient l'expression des horreurs qu'il y a vécues. Il est ensuite transféré à la prison Avéroff puis placé en résidence surveillée à Vrachati fin janvier 1968. En août 1968, il est banni avec son épouse Myrto et ses deux enfants Margarita et Yorgos à Zatouna (en) dans un village de montagne des Arcadies (d'où le titre principal de son cycle de compositions Arcadies I-XI). Puis, il est déporté au camp de concentration d'Oropos, où se déclare à nouveau la tuberculose qu'il avait contractée à Macronissos et qui l'oblige à un séjour à l'hôpital général d'État Sotiria. Il est finalement exilé, à la suite de nombreuses campagnes internationales de solidarité initiées notamment par Dmitri ChostakovitchLeonard BernsteinArthur Miller et Harry Belafonte, et après l'intervention de Jean-Jacques Servan-Schreiber auprès du dictateur Papadopoulos24.

Principales œuvres sous la dictature :

  1. Cycles de chansons : O Ilios ke o Chronos (Theodorakis) ; Ta Laïka (Manos Eleftériou); Arcadies I-X ; Chansons pour Andreas(Theodorakis) ; Nichta Thanatou (Manos Eleftériou) ;
  2. Oratorios : Ephiphania Averoff (Giorgos Séféris) ; État de siège (Marina=Rena Hadjidakis) ; La marche de l'esprit (Angelos Sikelianos) ; Raven (Séféris, d'après Edgar Allen Poe) ;
  3. Musique de film : Z (Costa-Gavras).

Exil en France 

Le 13 avril 1970, Theodorakis arrive à Paris, accueilli par Mélina MercouriCosta-Gavras et de nombreux Grecs de France, mais il est conduit immédiatement à l'hôpital. À peine trois semaines plus tard, il reprend sa vie publique. Le soir du 11 mai, sa famille, enlevée au nez et à la barbe de la junte, arrive en France. Theodorakis crée le « Conseil National de la Résistance » (EAS). À sa tête, il continue le combat. Il fait la connaissance de Pablo Neruda et de Salvador Allende, auxquels il propose de composer sa version duCanto General du Prix Nobel de littérature de 1971. Il rencontre Gamal Abdel Nasser, Josip Broz TitoYgal Allon et Yasser Arafat, tandis que François MitterrandOlof Palme et Willy Brandt deviennent ses amis. Des tournées dans le monde entier avec des milliers de concerts dédiés à la restauration de la démocratie en Grèce, font de lui un symbole vivant de la résistance contre la dictature.

Principales œuvres du temps de l'exil :

  1. Cycles de chansons : Lianotragouda (18 Chansons de la Patrie amère, Yánnis Rítsos) ; Ballades (Manolis Anagnostakis (en)) ;
  2. Oratorio : Canto General (Pablo Neruda) ;
  3. Musique de film : Les Troyennes (Michael Cacoyannis) ; Serpico (S. Lumet).

Retour en Grèce — récentes années

Rentré triomphalement en Grèce, le 24 juillet 1974, Theodorakis est vite à nouveau la cible des attaques, cette fois de la gauche. En effet, il plaide pour Constantin Caramanlis et un passage en douceur vers la démocratie, de peur de voir un nouveau coup d'État écraser la frêle fleur de la démocratie renaissance (Caramanlis ou les tanks). En 1978, dans une interview retentissante publiée par le journal Eleftherotypía, il plaide pour une « unification des trois partis de la gauche - nés du Front national de libération (FNL). Cette proposition était acceptée par le Parti communiste grec (KKE), qui plus tard a proposé Theodorakis comme candidat à la mairie d'Athènes aux élections de 1978. » (Andreas Brandes)

En 1980, Theodorakis s'exile volontairement à Paris et reprend son œuvre symphonique des années 1950, la métamorphosant en des travaux d'une remarquable force expressive et entamant ainsi la « quatrième période » de sa création musicale.

Il achève la composition du Canto General qui, à côté de Zorba le Grec et d’'Axion Esti, devient la musique qui le rend mondialement célèbre comme compositeur. En 1981, Theodorakis est de nouveau élu au Parlement grec comme député. Il abandonne son mandat en 1986 pour se consacrer à la composition musicale. En 1987, son premier opéra, Kostas Karyotakis est créé à Athènes, en 1988, son ballet Zorba (en) remporte un triomphe dans les Arènes de Vérone. L'œuvre y est reprise en 1990. Elle est créée également à Varsovie, à Łódź, à Belgrade, à Budapest, au Caire… À ce jour, plus de 700 représentations ont été données dans le monde entier.

En 1989, Theodorakis appelle de ses vœux une coalition entre le parti de droite en Grèce, Nea Dimokratia, et le parti communiste pour en finir avec les scandales du gouvernement d'Andréas Papandréou et du PASOK.

Après les élections d'avril 1990, le compositeur entre dans le gouvernement de Constantinos Mitsotakis comme « ministre d'État sans portefeuille ». Il s'engage tout particulièrement contre les drogues et pour la cause de l'enseignement, de la culture, et, ensemble avec le musicien et chanteur turc Zülfü Livaneli, pour une réconciliation entre les Grecs et les Turcs. Il quitte le gouvernement en avril 1992et assume de 1993 à 1995 la direction générale des chœurs et des orchestres symphoniques de la Radio-télévision hellénique (ERT). Il abandonne ensuite la vie publique, tout en continuant à donner des concerts et à diriger ses œuvres. Cependant, la mort de son frère Yánnis, en décembre 1996, et de sérieux problèmes respiratoires en 1997, ont conduit Theodorakis à abandonner pendant plus d'un an toutes ses activités et à léguer les documents de sa vie à la Librairie Lilian Voudouri (en) au Palais de la Musique d'Athènes (en).

Fin des années 1980, Theodorakis a entamé la « cinquième période », la période « lyrique » de sa création, et le 5 octobre 1991 son opéra Medea est créé à Bilbao. En 1992 il écrit, sur demande de Juan Antonio Samaranch, le Canto Olympico pour les Jeux olympiques de Barcelone. Son opéra Electra, d'après Euripide, est accueilli triomphalement à Luxembourg par le public de la « Ville Européenne de la Culture 1995 », le 2 mai 1995, dans une réalisation du Teatr Wielki, Poznań (Pologne). Son opéra Antigone, est créé le 7 octobre 1999 à Athènes. Ses dernières partitions symphoniques sont des Rhapsodies pour guitare et orchestre, pour violoncelle et orchestre, pour trompette et orchestre. En 2001, le compositeur achève l'écriture d'un opéra comique sur le thème deLysistrata, d'après Aristophane, créé triomphalement, le 14 avril 2002 à Athènes. Sa dernière partition symphonique à ce jour est la musique de scène pour Médée (dédiée à Guy Wagner) à Épidaure, écrite en 2001.

 

« Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent. »

« Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »

Principales œuvres après 1974 :

  1. Cycles de chansons : Ta LyrikaDionysosPhaedraBéatrice de la Rue ZéroMia Thalassa (Une Mer pleine de musique), Os archeos Anemos (« Comme un vent ancien »), Lyricotera (« Les Chansons très lyriques »), Lyricotata (« Les Chansons plus que lyriques »), Erimia (« Solitude »), Odysseia(« Odyssée »)
  2. Musique pour la scène : Orestia (dir. : Spyros Evangelatos) ; Antigone (dir. : Minos Volanakis) ; Medea (dir. : Spyros Evangelatos);
  3. Musique de film : Iphigénie (Michael Cacoyannis) : L'homme à l'œillet (en) (Nicos Tzimas) ;
  4. Oratorios : Liturgia no 2Missa GrecaRequiem ;
  5. Musique symphonique, cantates, oratorios : Symphonies no 2, 3, 4, 7, Passion des SadducéensCanto OlympicoLorca et Rhapsodie pour guitare et orchestre (tous deux d'après Romancero Gitan), Rhapsodie pour violoncelle et orchestre, Rhapsodie pour trompette et orchestre ;
  6. Opéras : Kostas KaryotakisMedeaElectraAntigoneLysistrata.

 

Œuvre musicale 

Lieder, chansons, cycles de chansons

Theodorakis a composé plus de mille mélodies, dont un certain nombre de cycles, parfois pour des chanteurs spécifiques commeArda Mandikian. Reposant sur des poèmes de plus grands auteurs helléniques, ainsi que sur des textes de Lorca et de Neruda, ils appartiennent maintenant au patrimoine culturel, non seulement de la Grèce, mais du monde : « Epitaphios », « Archipelagos », « Politia », « Epiphania », « L'Otage », « Mykres Kyklades », « Mauthausen », « Romiossini », « Le Soleil et le Temps », « Chansons pour Andreas », « Mythologie », « Nuit de Mort », « Ta Lyrika », « Les Quartiers du Monde », « Dionysos », « Phaedra », « Mia Thalassa », « Poetica » (Lyricotera, Lyricotata), « Erimia », « Odysseia »…

Musique symphonique 

  • 1952 : Concerto pour piano « Hélicon »
  • 1953 : Symphonie No.1 (« Proti Simfonia »)
  • 1958 : Concerto pour piano
  • 1981 : Symphonie No. 2 (`Le Chant de la Terre"; Texte: Mikis Theodorakis) chœur d'enfants, piano concertant et orchestre)
  • 1981 : Symphonie No. 3 (Textes: D. Solomos; K. Kavafis; Hymnes byzantins) pour soprano, chœur et orchestre
  • 1983 : Symphonie No. 7 (« du Printemps »; Textes : Yánnis Rítsos ; Yorgos Kouloukis) pour 4 solistes, chœur et orchestre
  • 1986-1987 : Symphonie No. 4 (« Des Chœurs ») pour soprano, mezzo, récitant, chœur et orchestre symphonique sans cordes).
  • 1996 : Rhapsodie pour guitare (voix ad lib.) et orchestre
  • 1997 : Rhapsodie pour violoncelle et orchestre
  • 2008 : Rhapsodie pour trompette et orchestre
  • 2009 : Rhapsodie pour cordes (mezzo-soprano ou baryton ad lib.). Créée le 30 janvier 2013, elle constitue sa dernière oeuvre.

Musique de chambre 

  • 1942 : Sonatine pour piano
  • 1945 : Elegie no 1, pour violoncelle et piano
  • 1945 : Elegie no 2, pour violon et piano
  • 1946 : To Kimitiro (Le Cimetiere) pour quatuor à cordes
  • 1946 : Quatuor à Cordes no 1
  • 1946 : Duetto, pour 2 violons
  • 1947 : Trio, pour violon, violoncelle et piano
  • 1947 : Onze Préludes, pour piano
  • 1947 : Sextuor, pour piano, flûte et quatuor à cordes
  • 1949 : Étude, pour deux violon et violoncelle. AST 58
  • 1952 : Syrtos Chaniotikos, pour piano et percussion
  • 1952 : Sonatine no 1, pour violon et piano
  • 1955 : Petite Suite, pour piano. AST 90
  • 1955 : Passacaglia, pour deux pianos. AST 96
  • 1955 : Sonatine, pour piano
  • 1958 : Sonatine n °2, pour violon et piano
  • 1989 : Choros Asikikos (Danses Galantes), pour violoncelle seul
  • 2007 : East of the Aegean / A l'Est de l'Égée, cycle pour piano et violoncelle

Cantates et Oratorios

  • 1960 : Axion Esti (Texte : Odysséas Elýtis)
  • 1967 : Epiphania Averoff (Texte: Giorgos Séféris)
  • 1969 : La Marche de l'Esprit (Texte: Angelos Sikelianos); « État de Siège » (Texte: Rena Hadjidakis)
  • 1971-1982 : Canto General (Texte: Pablo Neruda)
  • 1981-1982 : Kata Saddukaion Pathi (Passion des Sadducéens; Texte: Michalis Katsaros) pour ténor, baryton, basse, chœur et orchestre
  • 1982 : Liturgie No. 2 pour chœur a cappella (« Aux Enfants tués dans les guerres », Textes: Tassos Livaditis (el), Mikis Theodorakis) ;
  • 1982-1983 : Lorca, pour voix, guitare solo, chœur et orchestre; (sur la base du « Romancero Gitan »)
  • 1992 : Canto Olympico, pour piano solo, chœur et orchestre

Hymnes

  • 1970 : Hymne pour Nasser
  • 1973 : Hymne pour le Mouvement socialiste du Venezuela
  • 1973 : Hymne pour les Étudiants. Dédié à l’École Polytechnique d'Athènes
  • 1977 : Hymne du Parti Socialiste Français
  • 1978 : Hymne pour Malte
  • 1982 : Hymne de l'OLP
  • 1991 : Hymne des Compétitions Méditerranéennes 1991
  • 1992 : Hellénisme - Hymne grec pour l’ouverture des JO de Barcelone

Ballets 

Opéras 

Musique pour la scène

Tragédies classiques 

  • 19591960 : Phinisses (Euripide)
  • 19601961 : Ajax (Sophocle)
  • 1977 : Iketides (Les Suppliantes) (Euripide)
  • 1979 : Ippies (Aristophane)
  • 1986-1988 : Orestie : Agamemnon - Choéphores - Euménides (Eschyle)
  • 1987 : Hekabe (Euripide)
  • 1990 : Antigone (Sophocle)
  • 1992 : Promithefs Desmotis (Prométhée echaîné) (Eschyle)
  • 1996 : Oidipus Tyrannos (Œdipe le Tyran)(Sophocle)
  • 2001 : Médée (Euripide)

Théâtre moderne grec 

  • 1960-1961 / 1992 : To Tragoudi Tou Nekrou Adelfou (Ballade du Frère Mort), tragédie musicale (Texte: Mikis Theodorakis).
  • 1961-1962 : Omorphi Poli (Belle Cité), revue musicale (Bost, Christodoulou, Christofelis e.a.)
  • 1963 : I Gitonia ton Angelon (Le Quartier des Anges), comédie musicale (Iacovos Kabanellis)
  • 1963 : Magiki Poli (Cité enchantée), revue musicale (Theodorakis, Pergialis, Katsaros)
  • 1971 : Antigoni stin Filaki (Antigone en Prison), drame (Yánnis Rítsos)
  • 1974 : Prodomenos Laos (Peuple trahi), Musique pour le théâtre (Vangelis Goufas)
  • 1975 : Echtros Laos (Peuple ennemi), drame (Iakovos Kabanellis)
  • 1975 : Christophorus Kolumbus, drame (Níkos Kazantzákis)
  • 1976 : Kapodistrias, drame (Níkos Kazantzákis)
  • 1977 : O Allos Alexandros (L'autre Alexandre), drame (Margarita Limberaki)
  • 1979 : Papflessas, théâtre (Spiros Melas)

Théâtre International 

Principales musiques de films

 

 

Danse de Zorba le grec